Homilies: October 2008 Archives

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Here (once again) is the homily I preached in French last November 1st at the Monastère Saint-Benoît in Nans-sous-Sainte-Anne, France. Richard Chonak's fine translation follows. Thank you, Richard.

« Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché ».

Oui, Seigneur Jésus, tous ils ont cherché ton Visage.
Tous, ils ont pris à cœur cette parole
que ton Esprit Saint a fait chanter le roi prophète :
« Mon cœur t'a déclaré : je cherche le Seigneur. . .
c'est ta Face, Seigneur, que je rechercherai.
Ne détourne pas de moi ton Visage » (Ps 26, 8-9).

Tous, ils sont devenus miroirs vivants de ta Sainte Face,
selon ce que dit ton Apôtre :
« Et nous tous qui, le visage découvert,
réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur,
nous sommes transformés en cette même image,
toujours plus glorieuse,
comme il convient à l'action du Seigneur, qui est l'Esprit » (2 Cor 3, 18).

Seigneur Jésus, la beauté de la gloire de tes saints nous ravit
parce qu'elle est le reflet sur leurs visages de la beauté de la gloire de ta Face !
Aujourd'hui tu nous révèles,
aujourd'hui tu nous redis le secret de toute sainteté :
la recherche de ta Face.

À quiconque cherche ta Face, Seigneur Jésus, tu la révèles,
et celui à qui tu révèles ta Face ne peut que l'adorer.
Cette adoration de ta Sainte Face est transformante,
C'est toujours le roi prophète qui nous donne de chanter chaque nuit :
« Sur nous s'est imprimé, Seigneur, la lumière de ta Face » (Ps 4, 7).

Parmi tous ces visages illuminés par la beauté de ta Face,
il y a un visage qui rayonne d'une splendeur qui fait pâlir le soleil.
C'est le visage de ta Mère, la toute belle, la toute pure.
Tu es toute belle, ô Marie, car sur ton visage nous voyons
le reflet éblouissant de Celui
qui est « le resplendissement de la gloire du Père
et l'effigie de sa substance » (Hb 1, 3).

Toi, la reine de tous les saints,
tu es le signe grandiose qui apparaît dans le ciel :
la Femme revêtue du soleil,
ayant la lune sous ses pieds,
et portant une couronne sertie de douze étoiles.

Je dois vous avouer, chères sœurs,
que dès que nous avons chanté l'antienne du Magnificat aux premières vêpres,
j'ai compris que la foi d'Abraham restait, en quelque sorte, inachevée,
tant qu'elle n'a pas trouvé en Marie sa plénitude.
Les fils et les filles d'Abraham, plus nombreux que les étoiles du ciel,
sont tous sans exception aucune, fils et filles de Marie,
de celle qui a cru « en l'accomplissement de ce qui lui fut dit
de la part du Seigneur » (Lc 1, 45).

C'est Marie qui entraîne tous les saints dans le chant qui, un jour,
déborda de son Cœur immaculé :
« Le Puissant a fait pour moi des merveilles » (Lc 1, 49).
Voici le chant de tous les saints.
Chacun le reçoit des lèvres de Marie pour le reprendre à son tour »
chacun avec sa voix, chacun avec son accent,
chacun avec la mélodie que lui inspire le Saint-Esprit.
C'est cela ce grand bruit qui remplit le ciel ;
c'est le chant de Marie repris par le chœur des saints.

Et qui sont ces saints, tous enfants de Marie ?
Ils sont les bienheureux de l'évangile que vous venez d'entendre.
À chacun des béatitudes correspond cette parole de Jésus crucifié,
ce testament d'amour confié au disciple bien-aimé : « Voici ta Mère » (Jn 19, 27).

Il me faut donc dire :
Vous, les pauvres de cœur, voici votre Mère,
la Vierge des pauvres telle qu'elle s'est manifestée à Banneux,
la Reine des anawim, de ceux qui attendent tout de Dieu.

Vous, les doux, voici votre Mère,
Marie, la bonne agnelle,
celle dont la mansuétude dépasse celle du roi David,
celle dont a douceur apaise tous nos conflits et calme toutes nos tempêtes.

Vous qui pleurez, voici votre Mère,
celle que l'Église, riche de l'expérience de deux millénaires,
appelle Consolatrix Afflictorum, la Consolatrice des Affligés.

Vous qui avez faim et soif de la justice, voici votre Mère,
la Mère de l'Eucharistie,
celle qui a donné de son corps et de son sang
pour que, de son sein virginal, fécondé par la puissance du Saint Esprit,
soient offerts au monde entier le Corps et le Sang du Christ
pour vous rassasier.

Vous les miséricordieux, voici votre Mère,
celle que l'Église, dans ce chant sublime qui s'élève des monastères de par le monde entier tous les soirs, appelle Mater misericordiae.
Marie ne s'effraie point à la vue de vos misères.
Elle les prend toutes dans son Cœur pour les tremper
dans l'huile et dans le vin du Saint Esprit.

Vous les cœurs purs, voici votre Mère,
l'Immaculée, la toute belle, celle qui opère dans le cœur dans pécheurs
des merveilles de pureté et de candeur.

Vous les artisans de paix, voici votre Mère, Regina pacis,
celle qui n'a jamais oublié le chant angélique qui a fait tressaillir les étoiles
en la nuit où elle a mis au monde le Prince de la Paix :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre
aux hommes qu'il aime » (Lc 2, 14).

Vous les persécutés pour la justice, voici votre Mère,
la Regina Martyrum, celle dont l'âme fut transpercée d'un glaive de douleur.
Elle s'est tenue debout près de la croix de son Fils.
Elle a sondé toutes les amertumes et,
avec son Enfant crucifié, a bu le calice que le Père leur avait présenté.

Vous les insultés et les calomniés, voici votre Mère,
celle qui, rayonnante d'amour et de vérité, éclairera tous vos chemins.
C'est elle qui soutient les martyrs.
Rien de ce que vous souffrez ne lui est étranger.

Vous qui êtes dans la joie,
vous qui jubilez d'allégresse, voici votre Mère,
la Causa nostrae laetitiae.
Votre joie est la sienne, et sa joie à elle,
elle la déverse à flots dans les cœurs de tous les saints
jusque dans les siècles des siècles.

Sainte Marie, Mère et Reine de tous les saints,
nous voulons, comme l'apôtre Jean,
te prendre dès maintenant chez nous,
pour que tu nous apprennes les béatitudes
dont tu es l'icône parfaite.
Fais nous goûter au bonheur de tous les saints.
Et maintenant, accompagne-nous à l'autel du Saint Sacrifice.
Un jour, nous l'espérons fermement,
tu seras là pour nous accueillir au banquet qui déjà nous est préparé au ciel,
celui des Noces de l'Agneau.
Amen.

A Drop of Water in the Wine

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Twenty-Ninth Saturday II
Mass de Beata in Sabbato

Ephesians 4:7-16
Psalm 121: 1-2, 3-4ab, 4cd-5
Luke 13:1-9

In the Light of the Ascension

Today's Epistle and the Gradual Psalm (121) that follows it recall the mystery of Our Lord's glorious Ascension. The King of Glory, ascended into heaven and, having "set foot within the gates of the heavenly Jerusalem" (cf. Ps 121:2), sent forth the Holy Spirit and, in the outpouring of the Holy Spirit, bestowed upon us every gift necessary for the life of the Church and for our sanctification.

The Gift of the Holy Spirit

The One Gift of the Holy Spirit shines in seven soul-penetrating rays -- wisdom, understanding, counsel, fortitude, knowledge, piety, and fear of the Lord -- and then in a variety of other subsidiary gifts. Every member of the Church, from the smallest to the greatest, from the most obscure to the most in view, has a part to play in her upbuilding. Our Lord Jesus Christ, ascended on high in triumph, distributes His gifts to all.

Grace Builds on Nature

In dispensing His gifts, Our Lord assorts them to each one of us: to our heredity, to our place in history, and to our mental, emotional, and physical capabilities, for grace builds on nature. These gifts of grace, accepted humbly, recognized lucidly, and developed responsibly, perfect the soul in the particular form of holiness intended for her by God.

Holiness

The fruits of the Holy Spirit -- charity, joy, peace, patience, kindness, goodness, generosity, gentleness, faithfulness, modesty, self-control, and chastity -- flourish in the soil of a human nature enriched by Christ's gifts of grace. Holiness, then, has to do with becoming, by grace, one's true self, one's best self, "unto Him who died for us and rose again" (2 Cor 5:15).

Imitation of Our Lady's Fiat

The true self, the best self, is not the product of human effort and striving. God, the Creator of our human nature, acting through the sacraments, perfects His human creature by means of the grace of Christ and the outpouring of the Holy Spirit. To do this He needs our trusting assent, He waits for our humble cooperation, modeled after the Fiat of the Blessed Virgin Mary; but even these are His gift to us.

The Arms of the Father

Human effort alone has never produced a saint. Human effort is a mere token of our willingness to be transformed by grace. "So you also, when you shall have done all these things that are commanded you, say: We are unprofitable servants; we have done that which we ought to do" (Lk 17:10).

Saint Thérèse of the Child Jesus and of the Holy Face speaks of the small child at the foot of the staircase, lifting her little leg in a pathetic attempt to reach the first step. For God, she says, that is enough. He descends to that small child, lifts her into His mighty, merciful arms and, delighted with her humble, persistent effort, carries her all the way to the top. Only in this way do we attain the "unto the measure of the age of the fulness of Christ" (Ep 4:13).

Into Heaven Itself

The liturgy places today's Gradual Psalm in the mouth of the risen and ascended Christ. Our Lord Jesus Christ who addresses us, saying, "Let us go rejoicing to the house of the Lord" (Ps 121:1). It is Christ, our Eternal High Priest, who, having gone before us into the heavenly Jerusalem, calls us to follow after Him. "For Christ has entered, not into a sanctuary made with hands, a copy of the true one, but into heaven itself, now to appear in the presence of God on our behalf" (Heb 9:24).

Peace and Good Things

The "tribes that go up, the tribes of the Lord" (Ps 121:4) represent the diversity of the Church: a Body of many members called into unity by Christ. In the same psalm, Our Lord Himself reveals the mystery of His intercession for us: "For the sake of my brethren, and of my neighbours, I spoke peace of thee. Because of the house of the Lord our God, I have sought good things for thee" (Ps 121:8). It pleases Our Lord to distribute the peace and good things won for us by His passion and death, through the pure hands of His most holy Mother, the Queen assumed into heaven, who stands at His right hand, arrayed in gold (cf. Ps 44:10).

A Fruitful, Holy People

The Holy Sacrifice of the Mass gives us the ceaseless prayer of our Eternal High Priest, risen and ascended into heaven. The Mass gives us, not only the grace of Christ, but Christ himself, the Giver of every grace. Participation in the adorables Mysteries of Christ's Body and Blood is, then, the way to become the fruitful, holy people - the saints - that the Father wants us to be.

Wilingness to Be Changed

We have only to bring to the Holy Sacrifice each day the humble tokens of our willingness to be changed, the persevering effort, the little leg raised in an attempt to reach the first step. That is the drop of water added to the chalice of wine by the hand of Christ the Priest. The final effect is divinely disproportionate to our effort, and that is reason enough for ceaseless thanksgiving.

About Father Mark

photo: Fr. Mark Daniel Kirby His Excellency, the Bishop of the Diocese of Tulsa, Oklahoma has given Father Mark a special mandate to live in adoration before the Most Blessed Sacrament, in a spirit of thanksgiving and intercession, that he might make reparation before the Eucharistic Face of Jesus for all his brothers in Holy Orders. At the same time, he is available to the priests and deacons of the Diocese for spiritual and sacramental support in their pursuit of holiness.

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