Blessed Virgin Mary: November 2012 Archives

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Here (once again) is the homily I preached in French five years ago at the Monastère Saint-Benoît in Nans-sous-Sainte-Anne, France. Richard Chonak's fine translation follows. Thank you, Richard.

« Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché ».

Oui, Seigneur Jésus, tous ils ont cherché ton Visage.
Tous, ils ont pris à cœur cette parole
que ton Esprit Saint a fait chanter le roi prophète :
« Mon cœur t'a déclaré : je cherche le Seigneur. . .
c'est ta Face, Seigneur, que je rechercherai.
Ne détourne pas de moi ton Visage » (Ps 26, 8-9).

Tous, ils sont devenus miroirs vivants de ta Sainte Face,
selon ce que dit ton Apôtre :
« Et nous tous qui, le visage découvert,
réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur,
nous sommes transformés en cette même image,
toujours plus glorieuse,
comme il convient à l'action du Seigneur, qui est l'Esprit » (2 Cor 3, 18).

Seigneur Jésus, la beauté de la gloire de tes saints nous ravit
parce qu'elle est le reflet sur leurs visages de la beauté de la gloire de ta Face !
Aujourd'hui tu nous révèles,
aujourd'hui tu nous redis le secret de toute sainteté :
la recherche de ta Face.

À quiconque cherche ta Face, Seigneur Jésus, tu la révèles,
et celui à qui tu révèles ta Face ne peut que l'adorer.
Cette adoration de ta Sainte Face est transformante,
C'est toujours le roi prophète qui nous donne de chanter chaque nuit :
« Sur nous s'est imprimé, Seigneur, la lumière de ta Face » (Ps 4, 7).

Parmi tous ces visages illuminés par la beauté de ta Face,
il y a un visage qui rayonne d'une splendeur qui fait pâlir le soleil.
C'est le visage de ta Mère, la toute belle, la toute pure.
Tu es toute belle, ô Marie, car sur ton visage nous voyons
le reflet éblouissant de Celui
qui est « le resplendissement de la gloire du Père
et l'effigie de sa substance » (Hb 1, 3).

Toi, la reine de tous les saints,
tu es le signe grandiose qui apparaît dans le ciel :
la Femme revêtue du soleil,
ayant la lune sous ses pieds,
et portant une couronne sertie de douze étoiles.

Je dois vous avouer, chères sœurs,
que dès que nous avons chanté l'antienne du Magnificat aux premières vêpres,
j'ai compris que la foi d'Abraham restait, en quelque sorte, inachevée,
tant qu'elle n'a pas trouvé en Marie sa plénitude.
Les fils et les filles d'Abraham, plus nombreux que les étoiles du ciel,
sont tous sans exception aucune, fils et filles de Marie,
de celle qui a cru « en l'accomplissement de ce qui lui fut dit
de la part du Seigneur » (Lc 1, 45).

C'est Marie qui entraîne tous les saints dans le chant qui, un jour,
déborda de son Cœur immaculé :
« Le Puissant a fait pour moi des merveilles » (Lc 1, 49).
Voici le chant de tous les saints.
Chacun le reçoit des lèvres de Marie pour le reprendre à son tour »
chacun avec sa voix, chacun avec son accent,
chacun avec la mélodie que lui inspire le Saint-Esprit.
C'est cela ce grand bruit qui remplit le ciel ;
c'est le chant de Marie repris par le chœur des saints.

Et qui sont ces saints, tous enfants de Marie ?
Ils sont les bienheureux de l'évangile que vous venez d'entendre.
À chacun des béatitudes correspond cette parole de Jésus crucifié,
ce testament d'amour confié au disciple bien-aimé : « Voici ta Mère » (Jn 19, 27).

Il me faut donc dire :
Vous, les pauvres de cœur, voici votre Mère,
la Vierge des pauvres telle qu'elle s'est manifestée à Banneux,
la Reine des anawim, de ceux qui attendent tout de Dieu.

Vous, les doux, voici votre Mère,
Marie, la bonne agnelle,
celle dont la mansuétude dépasse celle du roi David,
celle dont a douceur apaise tous nos conflits et calme toutes nos tempêtes.

Vous qui pleurez, voici votre Mère,
celle que l'Église, riche de l'expérience de deux millénaires,
appelle Consolatrix Afflictorum, la Consolatrice des Affligés.

Vous qui avez faim et soif de la justice, voici votre Mère,
la Mère de l'Eucharistie,
celle qui a donné de son corps et de son sang
pour que, de son sein virginal, fécondé par la puissance du Saint Esprit,
soient offerts au monde entier le Corps et le Sang du Christ
pour vous rassasier.

Vous les miséricordieux, voici votre Mère,
celle que l'Église, dans ce chant sublime qui s'élève des monastères de par le monde entier tous les soirs, appelle Mater misericordiae.
Marie ne s'effraie point à la vue de vos misères.
Elle les prend toutes dans son Cœur pour les tremper
dans l'huile et dans le vin du Saint Esprit.

Vous les cœurs purs, voici votre Mère,
l'Immaculée, la toute belle, celle qui opère dans le cœur dans pécheurs
des merveilles de pureté et de candeur.

Vous les artisans de paix, voici votre Mère, Regina pacis,
celle qui n'a jamais oublié le chant angélique qui a fait tressaillir les étoiles
en la nuit où elle a mis au monde le Prince de la Paix :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre
aux hommes qu'il aime » (Lc 2, 14).

Vous les persécutés pour la justice, voici votre Mère,
la Regina Martyrum, celle dont l'âme fut transpercée d'un glaive de douleur.
Elle s'est tenue debout près de la croix de son Fils.
Elle a sondé toutes les amertumes et,
avec son Enfant crucifié, a bu le calice que le Père leur avait présenté.

Vous les insultés et les calomniés, voici votre Mère,
celle qui, rayonnante d'amour et de vérité, éclairera tous vos chemins.
C'est elle qui soutient les martyrs.
Rien de ce que vous souffrez ne lui est étranger.

Vous qui êtes dans la joie,
vous qui jubilez d'allégresse, voici votre Mère,
la Causa nostrae laetitiae.
Votre joie est la sienne, et sa joie à elle,
elle la déverse à flots dans les cœurs de tous les saints
jusque dans les siècles des siècles.

Sainte Marie, Mère et Reine de tous les saints,
nous voulons, comme l'apôtre Jean,
te prendre dès maintenant chez nous,
pour que tu nous apprennes les béatitudes
dont tu es l'icône parfaite.
Fais nous goûter au bonheur de tous les saints.
Et maintenant, accompagne-nous à l'autel du Saint Sacrifice.
Un jour, nous l'espérons fermement,
tu seras là pour nous accueillir au banquet qui déjà nous est préparé au ciel,
celui des Noces de l'Agneau.
Amen.

About Dom Mark

Dom Mark Daniel Kirby is Conventual Prior of Silverstream Priory in Stamullen, County Meath, Ireland. The ecclesial mandate of his Benedictine community is the adoration of the Most Holy Sacrament of the Altar in a spirit of reparation, and in intercession for the sanctification of priests.

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